La Supervision

Approfondir sa formation, Conforter sa posture de thérapeute

La supervision est un espace – temps dédié à la pratique professionnelle relevant du champ de l’accompagnement. Pour chacun (psychothérapeute, psychologue clinicien, analyste ou thérapeute), c’est l’occasion d’étayer sa confiance, affiner son discernement, sa souplesse d’accueil et d’intervention thérapeutique. La supervision est aussi un temps de transmission et de formation, l’occasion de revenir à nos méthodes : celle(s) du praticien et la mienne, l’Analyse Psycho-Organique – une psychanalyse à médiation corporelle.

Comment se passe une supervision ?

A son cabinet, le thérapeute se laisse toucher par les personnes qui le consultent. De là, se tisse une relation thérapeutique singulière avec chaque thérapisant. Cette relation est vivante, faite de transfert et de contre-transfert.

En psychanalyse, la supervision est l’analyse du contre-transfert, c’est-à-dire que c’est en partageant ses difficultés, son vécu et ses résonnances, que nous pouvons laisser se révéler et dégager ce qui appartient à chacun. Le vécu du thérapeute prend un sens jusque là resté inconscient, alors un nouveau travail s’ouvre dans une nouvelle dynamique.

Avec l’Analyse Psycho-Organique, s’ajoutent d’autres courants d’appui pour favoriser la transformation du thérapisant : le corps et l’inconscient comme ressources, le travail avec les sensations, les images et tous les dispositifs de l’Analyse Psycho-Organique, la phénoménologie existentielle qui donne à voir une symbolique, le courant humaniste qui teinte la présence de l’analyste d’une réceptivité chaleureuse, d’une confiance en la personne et en son processus d’évolution.

Au fil de ses supervisions, le praticien précise son cadre, y prend appui au service de son thérapisant, apprend à manier le transfert et le contre-transfert. Il postule une lecture diagnostique, construit ses hypothèses et interventions thérapeutiques dans le cadre de notre déontologie et de son éthique personnelle. Ce travail avec un tiers le mène à éclairer ses angles morts et fait de la supervision un lieu d’intégration de la psychopathologie et de ses parts restées jusque-là inconscientes – il approfondit son expérience professionnelle et personnelle.

Fondamentalement, la supervision permet au professionnel d’accepter ses limites et d’encore mieux se connaître. La tranquillité qu’il acquiert, son authenticité font le creuset d’un accueil vivant et ajusté.

Crédits images : Open your eyes – Dan 23 et Nu Bleu de Matisse – Amaury Dubois